"[U]ne même oeuvre peut-être accrochée différemment compte tenu [...] de celui qui l'accroche et de l'époque de l'accrochage.

Cette liberté de l'accrochage contredit-elle l'oeuvre ? En fait-elle partie ?

L'oeuvre ainsi accrochée puis décrochée dit-elle toujours la même chose ? Si oui, que disent ces manipulations ? Quel est leur but ? Si non, qu'en est-il de l'oeuvre ? Peut-on donc lui faire dire ce que l'on veut ? Réagit-elle ? Peut-elle réagir ?

Ces accrochages n'auraient-ils pas quant à l'oeuvre qu'ils disposent (dont ils disposent) leur mot à dire ? Sont-ils neutres ou insignifiants ? Respectent-ils des règles strictes ? Sont-ils commandés par l'oeuvre ou commandent-ils celle-ci ?
collones de Burren dans le jardin du  Palais Royal Paris
Une oeuvre (composition) une fois accrochée ne se "compose-t-elle" pas à son tour ? Qui prend en charge cette nouvelle composition ?
spheres de Burren dans le jardin du  Palais Royal Paris
Pourquoi est-on obligés d'accrocher une oeuvre d'art ? Peut-elle tenir toute seule ? Serait-ce pour accrocher les regards ? La façon d'accrocher vaut-elle mieux que ce que l'on accroche ?"
accochage de Pop Art, CNAC Paris 2006
Daniel Burren cité par I. Ewig et G. Maldonado in : Lire l'art contemporain, Larousse, Paris 2005, p 215